Taurillons scottish highlands à Reichstett

Photo

Taurillons scottish highlands à Reichstett

Des tondeuses à poils

Depuis plus de trois ans, six taurillons sont en charge de l’entretien des espaces verts du Fort Rapp de Reichstett. Leur présence étonne et révèle un véritable accord gagnant-gagnant entre la municipalité et les éleveurs. 

 

Johannes Egger, habitant de Reichstett, près de Strasbourg, est aussi chef de l’entreprise Espace couvert, dans la zone industrielle du village. Associé à un éleveur de Mothern, Frank Lehmann, Johannes s’est lancé dans la recherche de terrains pour faire pâturer leurs bêtes. Au détour d’une rencontre avec Rüdiger Störk, président de l’association patrimoine et histoire, et gérant du Fort Rapp de Reichstett, une idée est née dans l’esprit de Johannes : faire pâturer des animaux dans le fossé du Fort. Si des chèvres y sont en liberté depuis près de vingt ans, installer six taurillons scottish highlands est une autre paire de manches. Après avoir fait une demande officielle en mairie, le projet a été accepté. Il a alors fallu installer des abris et des espaces pour étancher la soif des animaux. Trois ans plus tard, les bêtes sont toujours là et la municipalité est « très satisfaite de ce qui a été fait, nous sommes prêts à continuer », affirme Patrick Eckart, adjoint au maire de Reichstett. Les bêtes vivent dans des conditions optimales et leur implantation au Fort se révèle bénéfique pour les deux partis.

 

« Des bêtes robustes »

 

Sur les six bêtes présentes au Fort, seules trois ont bien voulu se montrer ; le sac de pain tenu par Johannes Egger n’y est pas pour rien. Les taurillons, baptisés Hercule, Murphy et Neil, sont âgés de deux ans à deux ans et demi. L’un est de couleur noire et les deux autres sont roux. Les highlands existent en plusieurs coloris : « Le plus courant est le roux, mais ces vaches peuvent aussi être blanches, blondes, noires et grises », détaille Johannes.

 

Le fossé est un pâturage de choix pour les bêtes. « C’est très ombragé et toujours humide malgré l’été et la canicule, c’est très agréable », affirme Johannes Egger. Vivre à l’extérieur n’est pas un problème pour elles. « Ce sont des vaches robustes, habituées à vivre toute l’année à l’extérieur, elles ne craignent pas les intempéries », ajoute-t-il.

 

 

 
Retour à la liste des actualités